S’informer

Effets secondaires – Difficultés physiques

Le Centre des maladies du sein a répertorié des préoccupations, des malaises, des inconforts, des impacts, des effets secondaires mentionnés par la clientèle. Certaines personnes sont peu touchées et n’en auront presque pas, tandis que la qualité de vie pour d’autres personnes peut être affectée de façon temporaire ou d’une façon plus intense.

Ces problèmes peuvent être multifactoriels. Soulignons la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie, la médication non reliée au cancer, la ménopause, l’âge, l’état de santé général, le vieillissement naturel, une vie plus sédentaire, l’alimentation, le tabagisme, la prise d’alcool, etc.

Il est important de noter que vous n’aurez pas nécessairement les effets secondaires et inconforts nommés dans cette section. Ce sont seulement les effets secondaires et inconforts qui sont possibles suite à vos traitements.

Il existe plusieurs stratégies efficaces pour gérer ces problèmes. Le fait de savoir que ces malaises sont possibles et que l’on peut les atténuer permet de diminuer l’anxiété et d’améliorer la qualité de vie pendant et après les traitements. Votre équipe traitante peut également vous aider à optimiser la gestion des impacts, à les évaluer et à vous guider dans vos décisions.

Digestif

Musculo-squelettique

La douleur au sein est une préoccupation qui amène beaucoup d’inquiétudes chez les femmes. Cancer ou non, prothèse mammaire ou non, la douleur est présente chez la majorité des femmes à un moment ou à un autre de la vie. Cependant, l’inquiétude est souvent plus grande quand on a déjà reçu un diagnostic de cancer parce qu’on ne veut pas revivre à nouveau cette expérience-là. En fait, la douleur ou l’inconfort au sein peut avoir plusieurs causes. La douleur au sein ou à la paroi thoracique est très fréquente suite au traitement pour un cancer du sein résultant de la chirurgie mais aussi de la radiothérapie. Cette douleur peut être d’intensité variable et être présente à long terme.

Les informations suivantes identifient les causes les plus fréquentes et donnent quelques conseils pour soulager plusieurs douleurs.

Causes fréquentes de douleur au sein :
Aux muscles intercostaux

Ces petits muscles situés entre les côtes de la cage thoracique sont généralement peu sollicités. Par contre, ils peuvent devenir sensibles lors d’une toux sévère, d’un nouveau mouvement (lors d’une séance de yoga, en changeant les draps du lit, suite à un programme d’entraînement, etc.). Même sans traitement pour un cancer du sein, les femmes peuvent ressentir ces douleurs. Les femmes qualifient souvent cette douleur comme étant profonde dans le sein. La douleur est généralement localisée entre deux côtes, augmentée au toucher ou par le mouvement qui a déclenché cette douleur. Cette douleur disparaît généralement après 7-10 jours avec les stratégies ci-bas.

Les douleurs intercostales peuvent être accentuées par les traitements de radiothérapie. Même si les traitements visent le sein, il est inévitable que la paroi, sur laquelle repose le sein, reçoive une dose de radiothérapie. Ceci peut contribuer à une douleur thoracique.

Stratégies aidantes :

  • Prendre régulièrement (3-4 fois par jour) de l’acétaminophène ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (si non contre-indiqué) pendant 7 à 10 jours soulage généralement ce type de douleur.
  • Suspendre l’élément déclencheur pendant un certain temps favorise également la guérison.

Le sein peut être sensible après une chirurgie. La douleur après l’opératoire peut durer quelques jours à quelques semaines. Elle s’améliore avec le temps. Elle peut être soulagée avec de l’analgésie prescrite (antidouleur) mais souvent l’usage d’acétaminophène (Tylenol), d’anti-inflammatoire ou d’Ibuprofen peut suffire. Il peut arriver que la douleur ou l’inconfort persiste. Certains facteurs peuvent en être la cause comme l’endroit de la cicatrice, les chirurgies plus extensives ou les chirurgies de reconstruction par exemple. Il peut y avoir une fibrose (tissu cicatriciel) qui se forme au pourtour ou plaie. Cette fibrose peut être accentuée par la radiothérapie, également.

Stratégies aidantes :

  • Lorsque la guérison est certaine, le fait de masser la cicatrice et la région qui l’entoure, aide à diminuer la douleur. Une cicatrice souple est souvent peu visible, « tiraille » peu et suit les mouvements du corps. Consulter le guide Massage de la cicatrice pour savoir quand débuter le massage et comment l’effectuer.

L’hypersensibilité des seins peut faire partie d’un ensemble de symptômes (par exemple : une humeur changeante, des ballonnements…). Ils apparaissent quelques jours avant le début des menstruations. Cette douleur n’a aucun lien avec le cancer du sein et ses traitements.

Stratégies aidantes :

  • Porter un soutien-gorge (par exemple un soutien-gorge de sport) qui offre un soutien suffisant et dont les bonnets recouvrent bien les seins sans marquer la peau.
  • Augmenter votre consommation d’aliments riches en fibres (fruits, légumes, légumineuses, les grains entiers).
  • Réduire la consommation de gras.
  • Limiter la consommation d’huiles hydrogénées. On retrouve celles-ci dans la margarine, les pâtisseries, les collations du commerce.
  • Réduire les aliments qui contiennent du méthylxanthine (café, cola, thé, vin, bière, banane, chocolat, fromage, beurre d’arachide, champignon, marinades). Beaucoup de femmes notent un soulagement lorsqu’elles diminuent, voire éliminent, la consommation des aliments qui en contiennent en grande quantité.
  • Réduire la consommation de sodium (sel). Ce minéral favorise la rétention de liquide et, par conséquent l’enflure.
  • La prise d’un anti-inflammatoire et de l’Ibuprofen peut également être tenté pour réduire ce type de douleur.

Stratégies aidantes :

  • Porter un soutien-gorge (par exemple un soutien-gorge de sport) qui offre un soutien suffisant et dont les bonnets recouvrent bien les seins sans marquer la peau.
  • Augmenter votre consommation d’aliments riches en fibres (fruits, légumes, légumineuses, les grains entiers).
  • Réduire la consommation de gras.
  • Limiter la consommation d’huiles hydrogénées. On retrouve celles-ci dans la margarine, les pâtisseries, les collations du commerce.
  • Réduire les aliments qui contiennent du méthylxanthine (café, cola, thé, vin, bière, banane, chocolat, fromage, beurre d’arachide, champignon, marinades). Beaucoup de femmes notent un soulagement lorsqu’elles diminuent, voire éliminent, la consommation des aliments qui en contiennent en grande quantité.
  • Réduire la consommation de sodium (sel). Ce minéral favorise la rétention de liquide et, par conséquent l’enflure.
  • La prise d’un anti-inflammatoire et de l’Ibuprofen peut également être tenté pour réduire ce type de douleur.

Le tissu graisseux qui se développe autour de la glande mammaire peut amener une douleur temporaire chez certaines personnes. La chirurgie et la radiothérapie ont peu d’impacts dans ce contexte.

Stratégies aidantes :

  • Appliquer des compresses humides sur le(s) sein(s). Tenter l’application d’une serviette humide tiède-légèrement chaude d’une heure, trois fois par jour, pour deux ou trois jours consécutifs. Les serviettes humides sont plus efficaces que la chaleur sèche et les sacs de grains biologiques.
  • Se soulager avec de l’acétaminophène ou AINS si les antécédents médicaux le permettent.
  • Maintenir un poids stable.

Plusieurs problèmes sont directement associés au soutien-gorge. Par exemple, une armature cassée, une mauvaise taille, un tissu qui a perdu de sa qualité, des bretelles mal ajustées…

Stratégies aidantes :

  • Vérifier régulièrement la qualité de chaque soutien-gorge pour les renouveler au besoin.
  • Demander des conseils à une spécialiste lors de l’achat. Les seins ne devraient pas bouger malgré les mouvements que l’on fait. Les bonnets et les bretelles ne devraient pas glisser. Le tissu doit être souple, résistant et confortable. Les coutures ne doivent pas irriter la peau.
  • Choisir des modèles différents afin que les seins reposent différemment mais confortablement dans les bonnets.
  • Changer de modèles de soutien-gorge quotidiennement.

Il est fréquent de constater l’apparition d’élancements quelques jours ou quelques semaines suivant une biopsie au sein ou une chirurgie mammaire. Les élancements durent quelques secondes puis disparaissent. Cette situation, bien que normale, peut durer 4 à 6 mois voire même plus longtemps. Les élancements diminueront en nombre et en intensité au fil du temps. Comme mentionner précédemment les douleurs au sein après chirurgie et radiothérapie peuvent être d’intensité variable et demeurer de façon assez chronique.

Stratégies aidantes :

  • Porter un soutien-gorge qui supporte bien le sein. Il peut être porté 24 heures/24 au début. Les élancements sont souvent moins présents quand le sein est immobilisé et confortable dans un bonnet.
  • Rester confiant. Il s’agit d’une situation normale.
  • Si les élancements sont vraiment fréquents et dérangeants, se soulager avec de l’acétaminophène ou AINS si les antécédents médicaux le permettent.

Génito-urinaire

Relation sexuelle et chimio

Il est reconnu que la chimiothérapie rend le sang et les liquides biologiques dont les sécrétions vaginales et le sperme toxique pendant le traitement et quelques jours après. La simple présence physique auprès des personnes recevant de la chimiothérapie n’est pas dangereuse.

Le couple doit prendre quelques précautions pendant les 4 jours qui suivent le dernier traitement de chimiothérapie. Lors des relations sexuelles, le port du condom est fortement recommandé.

Si vous êtes une femme et présentez un inconfort lors des relations sexuelles, un lubrifiant vaginal peut rendre la pénétration plus confortable.

Si l’inconfort persiste malgré l’utilisation d’un lubrifiant vaginal lors de la relation sexuelle, l’usage d’un traitement d’hydratation vaginal (avec ou sans hormones) peut aider à maintenir l’hydratation topique, l’élasticité et la souplesse des parois vaginales.

L’activité sexuelle est reconnue comme pouvant être un facteur de protection et de satisfaction sexuelle. La pratique régulière peut comporter plusieurs avantages :

  • Aider à maintenir l’épithélium vaginal en santé et l’équilibre des tissus de la vulve
  • Augmenter l’élasticité des parois vaginales
  • Favoriser la lubrification naturelle en réponse à l’excitation sexuelle
  • Réduire les risques d’incontinence urinaire
  • Diminuer les douleurs et saignements à la suite de la pénétration vaginale
    Maintenir le pH vaginal plus acide (protection contre infections vaginales possibles)

Ces bénéfices n’ont pas de lien avec le niveau d’œstrogènes. Ils résultent de l’augmentation de l’oxygénation des tissus par l’apport sanguin au niveau vulvovaginal (et possiblement des niveaux d’autres hormones).

Les femmes actives sexuellement (avec un(e) partenaire ou par l’autostimulation sexuelle) rapportent moins de symptômes génito-urinaires de la ménopause (SGUM). En fait, les recommandations doivent être personnalisées pour chaque individu car parfois, toute activité sexuelle doit être complètement cessée.

Il est important d’utiliser un moyen de contraception efficace pendant toute la durée de vos traitements.

Si vous êtes une femme en traitement de chimiothérapie, vous ne devez pas devenir enceinte pendant vos traitements. Même si votre cycle menstruel est absent, sachez qu’une grossesse peut être possible et que la chimiothérapie pourrait avoir des répercussions sérieuses à certain moment de la grossesse. Si vous êtes un homme en chimiothérapie, votre conjointe ne doit pas devenir enceinte pendant vos traitements.

Aborder le plus tôt possible votre désir d’avoir des enfants avant et après vos traitements avec votre oncologue. Il évaluera avec vous les différentes options.

Le respect et le consentement demeurent toujours importants entre les personnes qui souhaitent avoir une activité sexuelle ensemble. La sexualité peut se vivre de différentes façons.

Vous pouvez également consulter les documents La chimiothérapie : ce que je dois savoir, la vidéo Mon premier traitement de chimiothérapie du CHU de Québec, les informations dans SexualitéMénopauseRessources.

Sécheresse vulvovaginale

La sécheresse vulvovaginale est une problématique qui touche de nombreuses femmes ménopausées. En effet, 1 femme sur 2 (51%) ressentent des symptômes vulvo-vaginaux. Ces symptômes ont un impact important sur leur qualité de vie.

La sécheresse vulvovaginale peut se présenter à différents moments dans la vie d’une femme. Plusieurs causes expliquent celles-ci. Par exemple, l’allaitement maternel, l’aménorrhée, le diabète, les maladies inflammatoires de l’intestin, les maladies cardiaques chroniques, la sclérose en plaque, la prise de certains contraceptifs oraux ainsi que d’autres médicaments, l’âge avancé, l’insuffisance ovarienne.

D’autres facteurs que l’on retrouve souvent avec un diagnostic de cancer contribuent à la sécheresse vulvovaginale comme l’anxiété, le stress, la prise d’antidépresseur, la ménopause.

Dans le contexte du cancer du sein, les causes principales de sécheresse vulvovaginale sont l’induction de la ménopause, la prise d’un traitement hormonal (tamoxifen et inhibiteur de l’aromatase), la chimiothérapie, les changements hormonaux.

La sécheresse vulvovaginale se manifeste par une sensation d’inconfort et/ou d’irritation, des démangeaisons, une sensation de brûlement au niveau de la vulve et/ou du vagin, une sensation de brûlement au moment d’uriner (impression d’avoir une infection urinaire), une pression / élancement / sensation de coupure, de la douleur pendant les relations sexuelles. Ces symptômes se présentent pendant et après la pénétration vaginale et en l’absence de sexualité active.

Ces inconforts s’expliquent de différentes façons. La sécheresse vaginale amène un amincissement de la paroi vaginale qui peut amener des fissures des tissus. Ces fissures causeront de l’échauffement et des sensations de brûlure lors des relations sexuelles et de l’irritation voire même de la douleur au moment d’uriner.

La sécheresse vaginale se caractérise aussi par une perte d’élasticité de la muqueuse vaginale qui peut causer une atrophie vaginale. L’atrophie vaginale se caractérise par un vagin plus étroit. Les pénétrations sont alors plus difficiles et douloureuses. Cette condition rend les femmes plus fragiles aux infections urinaires et vaginales.

La ménopause et les douleurs lors de relation sexuelle amènent une diminution du désir sexuel et une difficulté à éprouver du plaisir sexuel ou à atteindre l’orgasme. Les femmes peuvent développer alors de l’appréhension et de l’anxiété. Le tout peut mener à une baisse de l’estime de soi.

Différentes solutions ou prises en charge sont possibles pour la sécheresse vulvovaginale. Les patientes peuvent être référées en psychothérapie ou sexothérapie particulièrement si les difficultés sexuelles sont attribuables à des problèmes qui peuvent être pris en charge par ces professionnels. Les lubrifiants et les traitements d’hydratation vaginaux sont aussi conseillés. Pour les patientes avec un antécédent de cancer du sein, il faut éviter dans la mesure du possible les hormones dans les crèmes vaginales topiques.

Voici quelques conseils simples qui pourraient aider. Il est recommandé d’utiliser un savon doux, sans parfum et bien rincer. Il faut prendre soin de s’essuyer avec douceur après avoir uriné et éviter les douches vaginales. Dans la région génitale, on devrait omettre les parfums, les serviettes sanitaires parfumées, le papier hygiénique parfumé etc. Comme le tabac nuit à la circulation sanguine de la région vaginale, la cessation du tabagisme peut améliorer la situation.

Il est à noter que respecter ses limites et communiquer avec son/sa partenaire est toujours de mise.

Le cancer du sein et ses traitements ont souvent des impacts sur la santé sexuelle et le bien-être sexuel des femmes. Si les solutions mentionnées ci-haut ne suffisent pas, il est important d’adresser dès que possible vos préoccupations à un membre de votre équipe traitante qui saura vous proposer des solutions ou vous guider vers le bon professionnel (par exemple : sexologue, psychologue…). L’important, c’est d’en parler! Même s’il est parfois gênant d’aborder ces sujets, dites-vous bien que vous n’êtes pas la seule à vivre ces problématiques.

1 After menopause, vulvovaginal troubles are common and linked with other pelvic problems. Récupéré le 27 novembre 2022 de https//wwww.eurekalert.org/pub_releases/2015-12/tnam-amv120715.php

Infection urinaire – CMS

L’infection urinaire est plus fréquente chez la femme que chez l’homme. L’anatomie de l’appareil urinaire féminin explique cette situation ainsi que la baisse d’œstrogènes attribuable à la ménopause et à l’hormonothérapie utilisée contre le cancer du sein.

Symptômes les plus fréquents sont :

  • une sensation de brûlement ou de douleur en urinant
  • un besoin urgent et fréquent d’uriner
  • un inconfort ou une pression au niveau pubien (bas-ventre)
  • une impression d’avoir envie d’uriner constante
    présence de sang dans les urines

Principaux facteurs de risque sont :

  • l’activité sexuelle
  • la grossesse et la ménopause 
  • l’emploi d’un diaphragme ou de spermicides
  • la période de menstruations
  • le diabète
  • l’âge (les personnes âgées sont plus à risque)
  • un problème de prostate chez l’homme

Prévention :

Certaines stratégies peuvent aider à prévenir les infections urinaires, particulièrement si les infections urinaires sont fréquentes :

  • Boire beaucoup de liquide afin d’augmenter la fréquence des urines
  • Aller aux toilettes dès que l’envie se fait sentir. Uriner 4 à 7 fois par 24 heures peut être considéré comme « normal »
  • S’assurer de bien vider la vessie à chaque fois
  • S’essuyer de l’avant vers l’arrière après une selle pour éviter de transporter les bactéries vers l’urètre
  • Prévenir la sécheresse vaginale chez les femmes ménopausées, lors de la prise de certains médicaments dont l’hormonothérapie pour le cancer du sein
  • Utiliser un condom lubrifié lors des relations sexuelles
  • En présence de sécheresse vaginale, utiliser lors des relations sexuelles un lubrifiant vaginal et/ou un hydratant vaginal 
  • Uriner après chaque relation sexuelle
  • Changer de protection hygiénique fréquemment lors des règles
  • Privilégier les sous-vêtements en coton
  • Les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander les canneberges et les probiotiques intravaginaux.

Traitement :

  • En présence de symptômes d’infection urinaire, il est important de s’assurer du diagnostic d’infection urinaire puisque les symptômes peuvent être une autre origine. Par exemple : sécheresse vaginale…
  • Le médecin prescrit habituellement un test d’urine. Si le résultat est positif, un antibiotique approprié est généralement prescrit pour une durée de un à sept jours. Les symptômes devraient diminuer après 24 heures environ mais il est très important de terminer la médication prescrite afin d’éliminer complètement l’infection et de prévenir une résistance aux antibiotiques.

Consulter rapidement un médecin :

  • En présence de fièvre, de nausée, vomissement, douleur au dos, diabète, problème rénal, système immunitaire affaibli. Une condition plus grave peut être soupçonnée dans cette condition dont une pyélonéphrite.
    Votre pharmacien peut prescrire des médicaments pour certains problèmes de santé mineure dont les infections urinaires si quelques conditions sont respectées.
  • Voir aussi Sécheresse vaginaleSyndrome génito-urinaire de la ménopauseMénopauseSexualité.

par Sharon Dugré, M.A., sexologue clinicienne et psychothérapeute, CHU de Québec – Université Laval

L’arrêt du fonctionnement du cycle ovarien amène la diminution du taux d’œstrogènes provoquant des modifications physiologiques et structurales de l’appareil génital et de la muqueuse vaginale. Il faut savoir qu’il y a des récepteurs oestrogéniques au niveau des petites et  grandes lèvres, du clitoris, du vestibule, du vagin, de l’urètre, de la vessie et du plancher pelvien. Cet appauvrissement hormonal peut entre autre occasionner de la sécheresse vaginale. Le diagnostic médical est basé sur les symptômes, l’histoire personnelle de chacune et l’examen physique de l’appareil génito-urinaire et du plancher pelvien. La sécheresse vaginale peut être présente chez 50% des femmes ménopausées naturellement et chez 70% des femmes avec cancer du sein (Tranoulis, A. et coll., 2019). Selon une autre étude, 60% des femmes ménopausées avec cancer du sein et 40% des femmes périménopausées avec cancer du sein seraient touchées par cette problématique (Moreno et coll., 2018).

La baisse des taux d’hormones amène des modifications physiologiques au niveau du vagin telles que la diminution de la circulation sanguine, la détérioration des tissus, la perte du relief et des plis vaginaux, de même que l’atrophie vulvovaginale qui se caractérise par un amincissement des tissus de la vulve et du vagin.

Les délais pour l’apparition de la plupart des symptômes sont variables. La sécheresse vaginale et les symptômes urinaires peuvent parfois survenir en périménopause. Mais, généralement, ceux-ci sont plus perceptibles d’apparaître 3 à 6 ans après la ménopause naturelle. Lorsque la ménopause est provoquée (chirurgicalement ou chimiquement), les symptômes peuvent arriver plus rapidement soit dans les 6 à 12 mois qui suivent.

Une personne peut présenter un ou plusieurs symptômes. Au niveau vaginal, on observe les suivants :

  • Sécheresse (diminution de la lubrification naturelle)
  • Perte d’élasticité
  • Dyspareunie (douleur)
  • Prurit (démangeaison)
  • Sensation de brûlure
  • Susceptibilité aux lésions et aux saignements
  • Modification de la flore vaginale au profit des micro-organismes pathogènes (susceptibilité aux infections => vaginite, vaginose)
  • Augmentation du pH vaginal au-dessus de 5
  • Pertes et écoulements
  • Sténose (rétrécissement) de l’entrée du vagin

Quant aux signes et symptômes au niveau vulvaire, on retrouve :

  • Grandes et petites lèvres s’amincissent et s’aplatissent
  • Perte du contenu graisseux des lèvres
  • Perte du relief des lèvres et de la séparation entre les grandes et petites lèvres
  • Raccourcissement du prépuce et exposition plus importante du clitoris
  • Diminution de la vascularisation du clitoris => moins sensible à la stimulation sexuelle
  • Susceptibilité aux substances irritantes chimiques et physiques, aux lésions et aux infections
  • Diminution de la pilosité du pubis

Voici les signes et symptômes au niveau de la vessie et de l’urètre :

Vessie :

  • Incontinence urinaire (perte involontaire d’urine)
    • D’urgence (pas le temps de se rendre aux toilettes et s’accompagne souvent d’une faible quantité d’urine)
    • D’effort (écoulement involontaire de petites quantités d’urine provoqué par rire, toux, éternuement, effort physique)
  • Aussi symptômes
    • Dysurie (difficultés à évacuer l’urine)
    • Nycturie (se réveiller une ou plusieurs fois pendant la nuit pour uriner)

Urètre :

  • S’amincit et devient plus vulnérable aux irritations et aux infections urinaires (cystite, la plus connue => douleur et sensations de brûlure)
    • Diminution du flux d’urine
    • Diminution de la capacité du sphincter urinaire à se refermer efficacement

Il existe plusieurs types d’interventions pour aider à la gestion des symptômes du SGUM. Les principales approches préconisées sont : pharmaceutiques, mécaniques, sexothérapeutiques / psychologiques et complémentaires. Les interventions sont personnalisées en tenant compte du risque de récidive du cancer, de la sévérité des symptômes, des impacts sur la qualité de vie et des préférences personnelles.

Au niveau des interventions pharmaceutiques, on retrouve les lubrifiants personnels qui sont utilisés au besoin lors des activités sexuelles ainsi que les traitements d’hydratation vaginale (à employer selon les recommandations du fabricant). Les lubrifiants personnels sont différents des hydratants vaginaux.

Les lubrifiants personnels réduisent la friction et l’inconfort associés à l’amincissement et à la sécheresse des tissus vulvovaginaux lors de la pénétration vaginale.

Les hydratants vaginaux (avec ou sans hormones) aident à maintenir l’hydratation topique, l’élasticité et la souplesse des parois vaginales. Ceux-ci sont classés comme des traitements médicaux.

Les lubrifiants personnels ont des avantages et des inconvénients :

Avantages :

  • Atténuer le frottement et l’irritation
  • Aider à réduire les symptômes liés à la douleur lors de la pénétration
  • Offerts en différentes textures (eau, silicone, huile)
  • Disponibles sans ordonnance à la pharmacie, dans les boutiques érotiques ou sur Internet

Inconvénients :

  • Soulagement temporaire des symptômes
  • Courte durée d’action
  • Ne traitent pas la sécheresse vaginale
  • Doivent être appliqués avant toute relation sexuelle et pendant si besoin
  • Intolérance à certains ingrédients ; ils peuvent irriter les muqueuses (glycérine, parabène, parfums/saveurs ajoutés, agents « réchauffant » (menthol, arginine), propylène glycol)

Il existe différents types de lubrifiants personnels :

À base d’eau :

  • Parfois nécessaire d’en remettre
  • Peuvent contenir des ingrédients allergènes (comme la glycérine pour durer plus longtemps)
  • Compatibles avec les condoms en latex

À base de silicone :

  • Texture plus fine
  • Effet lubrifiant plus durable
  • Généralement hypoallergènes
  • Bon choix pour la peau très sensible ou sujette aux infections vaginales
  • Coûtent plus cher
  • Peuvent tacher les draps
  • Compatibles avec les condoms en latex

Les hydratants vaginaux sans hormone utilisés particulièrement pour les symptômes légers présentent des avantages et des inconvénients :

Avantages :
  • Améliorer le confort et l’hydratation vaginale
  • Disponibles sous différentes formes
  • Réduire les symptômes de démangeaisons et d’irritation vulvovaginale
  • Restaurer le pH vaginal
  • Pas nécessaire de l’appliquer avant les relations sexuelles
  • Disponibles sans ordonnance
Inconvénients :
  • Nécessaire d’appliquer 2 à 3 fois par semaine (peu importe les activités sexuelles)
  • Minimum de 3 mois d’usage requis
  • Assiduité et traitement à long terme
  • Ne remplacent pas le lubrifiant personnel
  • Peuvent causer un écoulement vaginal
  • Ne renversent pas l’atrophie une fois installée
  • Récurrence des symptômes si arrêt

Si les symptômes persistent ou si les symptômes sont sévères, les hydratants vaginaux avec hormones peuvent être considérés sous avis médical. Il est possible de discuter avec votre md de famille/infirmière en pratique spécialisée (IPS), votre gynécologue et votre oncologue pour évaluer les risques versus les bénéfices reliés à votre condition médicale. Dans le contexte d’un cancer du sein, il est important d’avoir une discussion adéquate avec son oncologue avant de débuter un tel traitement. Ces traitements sont offerts sous prescription médicale.

Les interventions mécaniques possibles sont :
  • Utiliser un dilatateur (accommodateur) vaginal pour tenter d’améliorer l’élasticité des parois vaginales
  • Utiliser un appareil de stimulation clitoridienne ou un jouet sexuel
  • Poursuivre ou reprendre le plus rapidement possible les activités sexuelles à une fréquence régulière.
Les avantages des activités sexuelles régulières sont entre autre un facteur de protection en :
  • Aidant à maintenir les parois vaginales en santé et l’équilibre des tissus de la vulve
  • Augmentant l’élasticité des parois vaginales
  • Favorisant la lubrification naturelle en réponse à l’excitation sexuelle
  • Réduisant les risques d’incontinence urinaire
  • Diminuant les douleurs et saignements à la suite de la pénétration vaginale
  • Maintenant le pH vaginal plus acide (protection contre infections vaginales possibles)

Ces bénéfices n’ont rien à voir avec le niveau d’œstrogènes. Ils résultent de l’augmentation de l’oxygénation des tissus par l’apport sanguin au niveau vulvovaginal et possiblement des niveaux d’autres hormones. Selon certaines études, les femmes actives sexuellement (avec un(e) partenaire ou par autostimulation sexuelle) rapportent moins de symptômes génito-urinaires de la ménopause (SGUM) et moins d’atrophie vaginale comparativement à celles qui le sont moins.

Les interventions avec une sexologue clinicienne spécialisée en oncologie peuvent aider à identifier des stratégies facilitantes afin de promouvoir le bien-être et le confort sexuel telles que :
  • Favoriser la communication
  • Nommer ses besoins et attentes sexuelles
  • Stimuler son désir sexuel
  • Se réserver du temps de qualité pour l’intimité physique et émotionnelle
  • Planifier les rencontres sexuelles en créant des conditions gagnantes
  • Porter attention vers les sensations physiques provenant des 5 sens (pleine conscience) – Ne pas se laisser distraire par les pensées, les jugements ou les émotions
  • Varier les caresses sensuelles et sexuelles – Ne pas axer seulement sur la pénétration et l’atteinte de l’orgasme
Les interventions complémentaires et les thérapies alternatives sont
de différents ordres :
  • Physiothérapie pour permettre une rééducation pelvipérinéale par des exercices de renforcement des muscles du plancher pelvien – KEGEL, biofeedback, etc.
  • Adresser les possibles symptômes dépressifs
  • Revoir avec son médecin de famille/infirmière en pratique spécialisée (IPS) la médication liée à d’autres problèmes de santé qui ont un impact potentiel sur la qualité de vie sexuelle
  • Méditation de pleine conscience, relaxation, yoga, acupuncture, psychothérapie, thérapie de couple, etc.
  • Exercice physique régulier et saine hygiène de vie
De façon générale, certaines habitudes sont à éviter afin de diminuer
l’inconfort vulvovaginal :
  • Parfums, poudres, déodorants, savons parfumés, lotions hydratantes pour les mains ou le corps dans la région vulvovaginale
  • Bains moussants, huiles de bain, sels de bain parfumés
  • Sous-vêtements très serrés, tissus synthétiques
  • Protège-dessous jetables (re : humidité qui peut favoriser les infections)
  • Produits à base de gelée de pétrole (Vaseline, huile de bébé)
  • Douches vaginales fréquentes
  • Boissons et aliments irritants pour la vessie tels que l’alcool, le café, les agrumes et leur jus, le chocolat et les édulcorants artificiels

En résumé, le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) est une cause de plaintes chez environ 50 % des femmes. Mais, chez celles traitées pour un cancer du sein, ces plaintes sont souvent plus fréquentes. Les interventions et autres moyens d’adaptation présentés dans ce document peuvent contribuer à l’amélioration des symptômes et donc du confort. Au besoin, l’intervention sexologique en individuel ou en couple peut aider à maintenir, retrouver et même améliorer la sexualité et l’intimité. L’accompagnement personnalisé par la sexologue clinicienne en oncologie du CHU de Québec peut se faire pendant et après les traitements oncologiques. En parlant avec l’équipe de soins, les personnes atteintes de cancer du sein touchées par le SGUM participent à trouver ensemble des solutions adaptées à leurs besoins.

Peau, ongles, cheveux et sein

Perte de cheveux (alopécie) et de pilosité
Endermothérapie

L’endermothérapie est une technique complémentaire pour approcher les effets secondaires locaux de la chirurgie et de la radiothérapie. Cette stimulation mécanique (rouleaux motorisés) au niveau de la cicatrice favorise la circulation sanguine et lymphatique. L’endermothérapie est une technique non invasive et indolore.Pour plus d’information, informez-vous auprès de la Fondation québécoise du cancer (FQC) ou d’une clinique d’esthétique privée de votre choix.

Sources:
Indication : Suite à une opération, vous pouvez utiliser l’endermothérapie LPG pour améliorer l’aspect et estomper l’apparence des cicatrices.
Fonctionnement : L’endermothérapie agira partout dans le corps et facilitera la cicatrisation en dynamisant les échanges entre la peau, le système sanguin et le système lymphatiques.
Bénéfices :
  • La cicatrice aura un aspect lisse
  • Aucune douleur lors du traitement
L’endermothérapie est une technique non invasive et non douloureuse. La thérapeute spécialisée évalue les tissus et utilise un appareil doté de rouleaux motorisés et de succion pour masser la peau.
Ce massage favorise la circulation sanguine et lymphatique, diminue les adhérences et par conséquent diminue les douleurs
Qu’est-ce qu’on ressent après ce traitement ?
  • soulagement de la douleur du corps meurtri
  • amélioration de la souplesse et de l’amplitude des tissus
  • Stimulation de la circulation sanguine et lymphatique
  • Soulagement les tensions musculaires
  • Réduction de la fibrose tissulaire
Qu’est-ce que l’endermologieMD ?
L’endermologieMD est une technique qui permet de relancer l’activité cellulaire par la stimulation mécanique des cellules endormies. L’appareil crée un mouvement de palper-rouler à l’aide de rouleaux motorisés.
Aussi appelé lipomassage, le traitement indolore agit sur la circulation sanguine et lymphatique pour améliorer l’aspect de la peau du visage et du corps. En plus de ses bienfaits esthétiques, il vous procure une sensation de légèreté et de détente.
Ce que l’endermologieMD n’est pas :
  • Une technique invasive
  • Une simple alternative au drainage lymphatique
  • Un traitement réservé qu’aux femmes
Qu’est ce que c’est?

Le syndrome d’érythème palmo-plantaire ou syndrome main-pied est une réaction de la peau causée par la chimiothérapie qui touche majoritairement la paume des mains et la plante des pieds, mais qui peut également se manifester au niveau des plis du corps.

Il se caractérise par de l’enflure, de la rougeur, des picotements et/ou de la douleur. Ces symptômes peuvent être accompagnés ou non de sécheresse importante avec détachement de la peau. Le Xeloda® (capécitabine) et le Caelyx® (doxorubicine liposomale) sont des traitements de chimiothérapie pouvant occasionner cet effet secondaire.

Niveaux de gravité

GradeSymptômes
1Engourdissements, picotements, rougeur et enflure
sans douleur. L’inconfort ne nuit cependant pas aux
activités quotidiennes.
2Rougeur et enflure avec douleur. Les symptômes
affectent les activités quotidiennes sans toutefois
empêcher leur réalisation.
 Contactez rapidement votre pharmacien
d’oncologie.
3La peau s’effeuille, peut présenter des ulcérations et des
ampoules. Douleurs intenses limitant les activités
quotidiennes.
 Contactez votre pharmacien d’oncologie avant de
poursuivre votre traitement.
4Infection de la peau et complications pouvant mener à
une hospitalisation.
 Contactez votre pharmacien d’oncologie avant de
poursuivre votre traitement.

Comment prévenir ou soulager ces symptômes?

Hydratez votre peau quotidiennement dès le début du traitement.

  • Appliquez généreusement une crème hydratante non parfumée (pas une lotion) plusieurs fois par jour sur les mains, les pieds et au niveau des plis cutanés.
  • L’absorption de la crème peut être favorisée par le port de gants ou de chaussettes de coton durant la nuit. L’absorption est aussi augmentée lorsque l’application de la crème est faite après le bain ou la douche.

Ex :

En prévention : Udderly Smooth (crème), Moisturel, Glaxal Base
En traitement : Bag balm (onguent, retrouvé dans les coopératives agricoles, certaines animaleries ou quincailleries), Prevex, Uremol 10

Évitez d’être en contact avec des produits corrosifs ou irritants.

  • Portez des gants de caoutchouc lorsque vous manipulez des solvants, des détergents, de l’eau de javel ou lorsque vous devez exposer vos mains à de l’eau chaude (ex. : vaisselle).

Évitez la pression ou la friction trop intense

  • Favorisez des vêtements amples et des chaussures confortables.
  • Épongez votre peau plutôt que de la frotter lors du séchage.

De plus, prenez le plus grand soin de votre peau

  • Protégez votre peau des rayons UV du soleil. Pendant tout le traitement ainsi que 3 à 4 semaines après le dernier cycle, il est recommandé d’utiliser un écran solaire (FPS 30 minimun) à l’extérieur.
  • Favorisez les bains ou les douches à l’eau tiède et de courte durée.

Signalez à l’équipe de soins tous symptômes de grade 1 à 4. En cas d’apparition de nouveaux symptômes ou d’augmentation de ceux-ci, appelez sans tarder votre médecin ou votre pharmacien en oncologie. Il est primordial de ne pas laisser évoluer une telle situation. L’équipe de soin veillera à ce que vos symptômes soient pris en charge et que votre traitement soit ajusté, s’il y a lieu. En
cas de doute ou pour tout questionnement, n’hésitez pas à nous contacter.

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Divers

Bouffées de chaleur

Comme le médicament anti-hormonal bloque la production d’hormones, les femmes qui le prennent peuvent ressentir des symptômes semblables à la ménopause, tels que les bouffées de chaleur. Cet effet indésirable peut toutefois s’estomper avec le temps.

Voici quelques conseils qui, selon votre situation, pourraient vous aider :

  • Identifier et éviter les éléments déclencheurs : alcool, aliments épicés, chocolat, breuvages chauds, stress, caféine (thé, café, cola), chaleur, etc.
  • Faire régulièrement de l’activité physique.
  • Boire beaucoup d’eau.
  • Transporter une débarbouillette et la passer à l’eau froide pour se rafraîchir au besoin.
  • Asperger ses poignets d’eau fraîche ou faire rouler une canette bien froide entre ses poignets.
  • Tenir un journal quotidien. Y noter le nombre, la durée et l’intensité des bouffées de chaleur pour en suivre l’évolution.
  • Porter des vêtements légers ou plusieurs épaisseurs de vêtements afin de pouvoir en enlever lorsqu’une bouffée de chaleur survient.
  • Diminuer la température ambiante si possible.
  • Utiliser un oreiller rafraîchissant.
  • Faire des exercices de relaxation. Exemples : yoga, méditation, réflexologie, exercices de contrôle de la respiration.
  • Recourir à l’acupuncture. Éviter le bras du côté de la chirurgie à l’aisselle, s’il y a lieu.

Médicaments en vente libre et produits de santé naturels

  • Attention! Plusieurs produits de santé naturels pour diminuer les bouffées de chaleur agissent comme les hormones et peuvent donc interagir avec le médicament anti-hormonal. Avant de prendre un médicament en vente libre ou un produit de santé naturel, consultez votre pharmacien en lui précisant que vous avez eu un cancer du sein hormonodépendant.

Quand, qui, pourquoi consulter?

  • Si vous avez essayé des stratégies et que les symptômes persistent ou s’aggravent après 4 à 8 semaines, consultez votre médecin de famille, votre infirmière praticienne spécialisée (IPS), votre groupe de médecine familiale, ou une Super-cliniques (GMF accès-réseau).
    • Vous pouvez aussi communiquer avec une infirmière-pivot en oncologie qui pourra évaluer la situation.
    • La prise d’un médicament sous prescription pourrait être envisagée pour diminuer vos symptômes de bouffées de chaleur.

Voir aussi insomnie et trouble du sommeil.

La ménopause : un processus naturel

La ménopause correspond à l’arrêt définitif (et naturel) des menstruations et par le fait même de la fertilité. Les ovaires cessent de produire des ovules et sécrètent moins d’hormones (œstrogène et de progestérone).

Elle survient généralement entre 45 et 55 ans. L’âge moyen de la ménopause se situe vers 51 ans. Les femmes sont considérées ménopausées lorsqu’elles n’ont pas eu de règles depuis 12 mois sans avoir eu d’hystérectomie ou d’ablation de l’endomètre.

La préménopause est la période pendant laquelle les ovaires commencent à moins fonctionner, le cycle menstruel peut devenir irrégulier, les menstruations peuvent être plus fréquentes ou plus abondantes ou encore plus fluctuantes. La préménopause varie d’une femme à l’autre. Sa durée varie de 2 à 8 ans avant l’arrêt définitif des menstruations, la ménopause. Pendant cette période de préménopause, une grossesse est toujours possible sans une protection adéquate.

Une fois la ménopause établie, 60% à 80% des femmes présenteront des bouffées de chaleur. Généralement, l’intensité des bouffées diminuera dans les 3 à 5 ans qui suivent leur apparition. 15% à 20% des femmes de 60 ans et plus en éprouveront encore.

Avec l’âge et la diminution d’œstrogènes, d’autres symptômes s’installeront progressivement. La ménopause peut s’accompagner de:

Certains symptômes peuvent s’atténuer en modifiant notre mode de vie, par exemple :

La ménopause est inévitable, chaque femme la vivra à sa façon et devra s’adapter.